mardi 5 juin 2012

Un sondage IPSOS sur les intentions de départ en vacances des européens : pas très enthousiasmant !!


L’Institut Ipsos vient de réaliser pour Europ Assistance son baromètre annuel sur les intentions de départ en vacances des Européens cet été.

Les résultats ne sont pas enthousiasmants et ont été conduits auprès d’un échantillon de 3 253 européens français, allemands, britanniques, italiens, belges, espagnols et autrichiens.

Les principaux extraits de cette étude :

En 2012, les intentions de départ des Européens enregistrent des records à la baisse : la diminution significative des départs multiples n’est pas compensée par les départs uniques

Cette année, moins de 3 Européens sur 5 (58 %) ont l’intention de partir au moins une fois en vacances cet été (entre juin et septembre inclus).

Les effets de la crise se font « enfin » sentir sur les intentions de départ puisque ce score représente 8 points de moins par rapport à l’an dernier (66 %) et se trouve être le plus bas jamais atteint dans le baromètre (le record était de 60 % en 2006).

Si les Européens sont tous impactés, ce changement de comportement est plus marqué dans les pays où la situation économique et sociale est plus incertaine : c’est notamment le cas pour les Italiens (63% d’intention de départ contre 78 % l’an dernier, soit 15 points de moins), les Espagnols (51 % contre 65 %, soit 14 points de moins) et les Britanniques (51 % contre 61 %, soit 10 points de moins). Près d’ un Européen sur 7 (13 %) cite les vacances comme étant un poste budgétaire sur lequel ils font déjà ou ont l’intention de faire des économies.

Mais la réduction des dépenses liées aux vacances touche inégalement les Européens. La proportion de ceux qui veulent limiter ce poste budgétaire est plus forte pour les Espagnols et les Italiens (respectivement 20 % et 17 %) tandis que pour les Allemands, elle reste plus marginale (8 %). Pour les Britanniques en revanche, les vacances sont le premier poste à subir (aujourd’hui ou à l’avenir) des arbitrages (14 %) devant l’habillement (12 %) et les dépenses de transport (10 %).

Au final, seules l’alimentation et la santé semblent incompressibles pour tous les Européens. Si les intentions de départ au niveau européen sont fortement orientées à la baisse, pour les futurs vacanciers le budget consacré aux vacances (cumul le transport, l’hébergement, la nourriture, les activités de loisirs, etc.) est stable : 2 125 euros, soit 20€ de moins qu’en 2011.

Cette situation recouvre pourtant des situations contrastées selon les pays. S’il est en hausse dans certains pays – il continue sa croissance en Allemagne (+229€), remonte sensiblement en France (+164€) et se redresse en Espagne (+74€) – il affiche au contraire une baisse en Autriche (-165€), en Belgique (-198€) et en Italie (-554 €). Au Royaume-Uni (+8€) il reste comparable à l’an dernier. L’Italie rejoint à présent l’Espagne sous la barre des 2 000 €.

Les Européens qui ont l’intention de partir en vacances cet été montrent une préférence légèrement plus forte pour les « courts » séjours (une semaine et moins) : 37 % (+2 points) pensent partir une semaine et moins.
Ainsi, l’écart avec les intentions de « moyens’ » séjours (deux semaines) est donc nul cette année puisque 37 % (-1 point) des Européens pensent partir deux semaines. On retrouve des niveaux similaires à l’avant crise (2007) où 39 % des Européens pensaient partir pour deux semaines et 38 % pour un séjour d’une semaine et moins.
Cette tendance est présente dans l’ensemble des pays mais surtout en Belgique, en France et au Royaume-Uni. Les Européens conservent une certaine autonomie dans l’organisation de leurs vacances puisque 71 % (stable) déclarent qu’ils commenceront à préparer leurs vacances à l’avance contre 27 % (-1 point) qu’ils décideront à la dernière minute. Une proportion plus importante de Britanniques anticipe sur leur organisation cette année (75 %, +6 points) toutefois les Allemands restent en tête du classement : 81 % (+4 points) d’entre eux préfèrent anticiper sur l’organisation de leurs vacances d’été. En revanche, au vue d’un environnement incertain dans les pays du Sud, les Italiens sont plus enclins cette année à vouloir décider de leur destination à la dernière minute (41 % contre 31 % en 2011). 

Les Européens sont également plus disposés à organiser leur voyage eux-mêmes, en achetant des prestations séparées (69%, -2 points) par opposition à l’achat de forfait tout compris (26 %, -1 point). C’est notamment vrai pour les Français (74 %) et les Autrichiens (72 %).

Les principales craintes des Européens restent cependant très centrées sur l’individu, et plus particulièrement sur les problèmes de santé : 46 % (-1 point) sont très préoccupés par un problème de santé les concernant ou une personne qui les accompagne et 44% (-2 points) sont très préoccupés par un problème de santé concernant un de leurs proches qui ne les accompagne pas. Seuls les Britanniques ont d’autres préoccupations prioritaires : 35% (+8 points) d’entre eux sont très préoccupés par la perte de leurs effets personnels. Cette crainte prend également de l’importance auprès des Belges (33% contre 26% en 2011).

 En revanche, les Français ont des niveaux de craintes plus élevés sur l’ensemble des critères, notamment les risques d’attentat (33 %, +5 points par rapport à 2011).

Article vu sur : http://www.laquotidienne.fr/2012/05/leurope-la-crise-et-les-vacances/